Franck Muller Koffi Kouadio, le Prince Héritier Zôgôda : faire vivre l’œuvre de NST Cophie’s, une mission de mémoire et de transmission


18 septembre 2026 - 54 vues

Six ans après la disparition de NST Cophie’s, son fils aîné, Franck Muller Koffi Kouadio, connu dans le monde du showbiz sous le nom de « Prince Héritier Zôgôda », a choisi de transformer l’héritage familial en une véritable mission de transmission. Producteur, réalisateur, photographe, communicant et promoteur événementiel installé à Schiltigheim, dans la région de Strasbourg, il œuvre aujourd’hui pour que le nom, la musique et l’univers de son père continuent de vivre auprès des générations présentes et futures.

Il y a des héritages que l’on reçoit. Et il y en a d’autres que l’on choisit de porter.

Pour Franck Muller Koffi Kouadio, l’héritage de son père est à la fois une histoire familiale, une responsabilité artistique et une mission de mémoire.

Fils aîné d’Ernest Kouadio Koffi, connu sous le nom de NST Cophie’s, Franck a grandi au contact de la musique, de la création et du spectacle. Son père fut pour lui bien plus qu’un artiste reconnu : un modèle, un professeur, une référence et une idole.

Aujourd’hui, il entend poursuivre cette histoire autrement.

473013588_1248297659734504_780199623582021812_n.jpg (94 KB)Un enfant de l’art devenu professionnel de l’image

Né à Yopougon, en Côte d’Ivoire, et installé depuis plusieurs années en France, à Schiltigheim, Franck Muller Koffi Kouadio a fait de la création son univers professionnel.

Très tôt, il observe son père travailler, créer, produire et se produire sur scène. Il découvre ainsi les coulisses du monde artistique, la discipline nécessaire à un projet, mais également la relation particulière qui unit un artiste à son public.

Sa mère, issue elle aussi de l’univers artistique en tant que mannequin, contribue à faire de la création un environnement naturel dans lequel il grandit.

Pour autant, Franck ne choisit pas de reproduire exactement le parcours paternel.

Il décide de construire sa propre identité professionnelle autour de la production artistique, de la communication, de l’audiovisuel et de l’événementiel.

Il devient ainsi entrepreneur, producteur artistique, réalisateur, infographiste, photographe et promoteur événementiel.

Son parcours est également marqué par plusieurs distinctions, notamment Meilleur Concepteur Graphique en 2016, Meilleur Photographe Diaspora en France en 2019 et Meilleur Cameraman Diaspora en 2020.

Entre la France et la Côte d’Ivoire, il développe également des structures dédiées à la production, à l’audiovisuel et à l’événementiel.

Mais derrière toutes ces activités demeure une constante : la volonté de faire vivre la création et la culture.

NST Cophie’s, le père et l’artiste

Pour comprendre le combat de Franck, il faut revenir sur la trajectoire de son père.

De son vrai nom Ernest Kouadio Koffi, NST Cophie’s s’est imposé dans le paysage musical ivoirien à partir des années 1980 et 1990. Il est particulièrement associé au Zôgôda, un concept musical et culturel qui a profondément marqué une génération de mélomanes ivoiriens.

Artiste chanteur, musicien, producteur, arrangeur et réalisateur, NST Cophie’s était un artiste aux multiples talents.

Son univers se distinguait également par son esthétique, ses costumes et une identité artistique reconnaissable.

Parmi les œuvres qui ont marqué sa carrière figurent notamment « Faya Largeau », « Zôgôda N’zué », « Zopio Dance », « Missié Bouaffou » et « Z à Z ».

Avec « Z à Z », l’artiste revisitait notamment différentes sonorités et expressions musicales ivoiriennes, contribuant à inscrire son travail dans l'histoire musicale du pays.

Son parcours discographique comprend également des albums tels que Zôgôda N’Zoué, Zoppio Dance, Green and Peace, ainsi que Djantraman, présenté comme un coffret retraçant une partie de ses trente années de carrière.

Un artiste qui a aussi construit un pont avec la diaspora

NST Cophie’s a également vécu une importante partie de son parcours hors de Côte d’Ivoire.

Après plusieurs décennies en France, où il avait créé sa propre structure de production, il s’était ensuite installé aux États-Unis. Son parcours témoigne ainsi d’une trajectoire artistique qui s’est construite entre la Côte d’Ivoire, la France et les États-Unis.

Cette dimension internationale trouve aujourd’hui un écho particulier dans le parcours de son fils, lui-même installé en France et actif dans le milieu culturel et audiovisuel.

8 mars 2020 : la disparition d'une figure du Zôgôda

Le 8 mars 2020, le monde de la musique ivoirienne apprend avec émotion la disparition de NST Cophie’s aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Plusieurs médias rapportent qu’il est décédé après une longue maladie.

Son décès laisse derrière lui une œuvre importante et une communauté de mélomanes attachés à ses chansons.

Quelques mois plus tard, sa dépouille est rapatriée en Côte d’Ivoire. L’artiste est finalement inhumé à Dimbokro, sa ville natale, le 16 octobre 2020.

Mais pour son fils Franck, la disparition physique de son père ne signifie pas la fin de son histoire.

778958321_1691788435385422_8357114686657550197_n.jpg (256 KB)« Faire vivre son œuvre »

C’est précisément là que commence la mission du Prince Héritier Zôgôda.

Franck Muller Koffi Kouadio considère aujourd’hui qu’il lui revient, en tant que fils aîné, de contribuer à préserver et transmettre l’œuvre de son père.

Dans un entretien publié en août 2026, il résume cette démarche par une phrase particulièrement forte : « Tant que je pourrai faire vivre son œuvre, mon père continuera de vivre. »

Cette volonté dépasse la seule dimension familiale.

Il s'agit de faire connaître ou redécouvrir NST Cophie’s aux nouvelles générations, de préserver sa musique, de raconter son parcours et de rappeler sa contribution à la culture ivoirienne.

Un héritage transformé en projet culturel

C’est dans cette logique que Franck porte aujourd’hui différents projets autour de la mémoire de son père.

Le plus emblématique est le Dîner Gala – Concert Hommage à NST Cophie’s, intitulé « L’Héritage d’une légende », prévu le samedi 7 novembre 2026 au Dream Espace, à Cocody Riviera, à Abidjan.

L’événement est présenté comme un rendez-vous destiné à réunir famille, artistes, musiciens, professionnels de la culture, partenaires et admirateurs autour de l'œuvre de NST Cophie’s.

Au programme de cette démarche : musique, souvenirs, témoignages, transmission et célébration d’un patrimoine artistique.

Pour Franck, il ne s’agit donc pas simplement d’organiser un concert.

Il s’agit de raconter une histoire.

474027218_1252960742601529_1251249751025476569_n.jpg (41 KB)De père en fils, une transmission qui continue

Le parcours de Franck Muller Koffi Kouadio illustre une forme particulière de transmission artistique.

Il ne cherche pas nécessairement à devenir son père. Il cherche à faire vivre ce que son père a construit.

Là où NST Cophie’s s’exprimait principalement par la musique, Franck s’exprime par l’image, la production, la communication et l’événementiel.

Deux générations, deux métiers, mais une même passion pour la création.

Et surtout, un même attachement à la culture ivoirienne.

Cette transmission prend également une dimension familiale particulière. Franck est issu d'une famille profondément liée à la création et à la culture. Il est notamment le neveu de l'artiste Alpha Blondy et du styliste-modéliste Étienne Marcel, créateur du concept « Farot Farot ».

Une mémoire pour les générations futures

À travers son engagement, le Prince Héritier Zôgôda pose finalement une question essentielle : que devient l’œuvre d’un artiste après sa disparition ?

La réponse qu’il apporte est claire : elle doit continuer à être racontée, écoutée, documentée et transmise.

Les chansons de NST Cophie’s appartiennent désormais au patrimoine musical de ceux qui les ont connues, mais elles peuvent également devenir une découverte pour une nouvelle génération.

C’est tout le sens de la démarche de Franck : transformer la mémoire familiale en mémoire collective.

Faire revivre « Zôgôda N’zué », « Zopio Dance », « Faya Largeau », « Missié Bouaffou », « Z à Z » et les autres œuvres de son père, ce n’est pas seulement regarder vers le passé.

C’est aussi permettre à une nouvelle génération de comprendre ce que cet artiste a apporté à la musique ivoirienne.

Le 7 novembre, célébrer plus qu’un artiste

Le Dîner Gala – Concert Hommage à NST Cophie’s s’annonce ainsi comme un temps fort de cette démarche.

À travers « L’Héritage d’une légende », Franck Muller Koffi Kouadio souhaite réunir celles et ceux qui ont connu, aimé et accompagné son père, mais aussi celles et ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir son univers.

Le rendez-vous sera placé sous le signe de la mémoire et de la transmission.

Car six ans après sa disparition, une chose demeure : NST Cophie’s continue de vivre à travers ses œuvres, ses mélodies et ceux qui refusent de laisser son héritage tomber dans l’oubli.

Et parmi eux, son fils aîné avance avec une conviction devenue une véritable mission :

préserver le passé, faire vivre l’œuvre et transmettre l’héritage.

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